N1 Elite | Une première édition raccourcie mais passionnante (1/2)

Boulogne Billancourt (crédit photo ACBB HB)

Pour la première édition, la poule élite a été une belle surprise à bien des égards. Début de l'aperçu avec les entraîneurs de la deuxième partie du classement.

La première édition de l'Elite Pool National 1 a été mouvementée. 5 VAP à la ligne de départ, 3 à la ligne d'arrivée et une ligne étroite en raison d'une pandémie mondiale. C'est inhabituel. Et si la santé de chacun reste la première préoccupation de tous les joueurs, cette situation exceptionnelle laisse parfois le goût des affaires inachevées et, surtout, complique le travail attendu des différents clubs. "Notre travail de coach est de pouvoir planifier, planifier et maîtriser les chosesrésume l'entraîneur rennais Pierre Le Meur. C'est très compliqué là-bas."Les incertitudes concernant la date de la reprise, la pérennité des partenariats privés, … Il n'en demeure pas moins que toutes les parties de poule feront face à cette crise avec humilité et se constitueront le mieux possible pour la saison suivante s'annonce également comme quelque chose de spécial.

Grenoble

6 V, 2 N, 7 D. 10. Attaque, 5. meilleure défense.

Ryadh Souid, Grenoble (Crédit photo: Christian Spahn).

Dire que la saison a été difficile pour GSMH est un euphémisme. Après la régression administrative de Proligue l'été dernier, l'équipe de l'Isère n'a rien épargné qui a souffert d'avalanches de blessures et d'un déclassement en National 2. "Le début de saison n'a pas été mal compte tenu de nos nouveaux effectifs et le groupe se porte bienle capitaine nous dit Samy Bendjaballah. Avec l'annonce qu'ils ne seraient plus dans la prolégation, il y avait inévitablement un petit contrecoup. Les joueurs et l'entraîneur ont eu du mal à digérer cela."Cela n'a pas empêché le club de prendre un bon départ. Lors de la 9e journée, il n'était qu'à 3 points de la première place."Puis il y a eu les blessés."Parmi eux, nous pensons"Chef d'attaque"Léo Dubois ou l'ailier droit Augusto Aranda, qui jusque-là avait pris le pouvoir."Nous avons également des étrangers qui ont été lents à s'intégrerexplique le défenseur. Surtout Marko (Mishevski, est allé à Vardar) qui s'est démarqué dans la sélection mais a eu plus de problèmes avec nous."

Le groupe s'est effondré avec des défaites, des blessures, une annonce de retrait de 12 points, une rétrogradation, le départ de certains joueurs étrangers (Stojanovic, Mishevski) et le manque cruel de rotations. Avec parfois seulement un ou deux remplaçants, le club devait tenir des très jeunes joueurs tels que l'arrière gauche Antoine Frattaruolo (19) ou l'ailier droit Arthur Grillon (18). Une nécessité cette saison, qui sera l'un des objectifs de la suite. "Essayez d'élever des jeunes et de jouer une saison tout en vous amusant»Clôture Samy Bendjaballah, qui a suivi cette saison sur le terrain ainsi que dans un nouveau rôle sur le banc.

11. Boulogne

3 V, 0 N, 12 D. 9. Attaque, 12. Défense.

Plus récemment dans le "classement sportif", le Boulonnais ne méritait clairement pas. Avec une main d'œuvre jeune, dont 10 joueurs formés au club, la saison a été compliquée mais très enrichissante. "Nous savions que ça allait être difficile et c'était, rappelle le formateur Olivier Le Bail. Mais le groupe n'a pas baissé, a continué à travailler et je sens que ma jeune équipe s'est beaucoup améliorée dans ces deux tiers du championnat."

Beaucoup se disent concurrents dans une structure gagnante, mais si vous devez retourner au travail lundi et digérer une défaite par un but, nous verrons les gars quelque part. J'ai la chance de pouvoir travailler avec des hommes d'exception et c'est une vraie satisfaction.

Enzo de Flaviis (crédit photo: ACBB HB).

Jamais "sans abri"L'équipe des Hauts-de-Seine a peut-être été déçue de sa défense, qui était le meilleur niveau l'an dernier et la dernière fois en poule cette saison, mais était satisfaite de son jeu offensif."Nous essayons vraiment d'avoir un jeu aussi dynamique que possibleexplique le formateur. J'aime parler à mes joueurs de la créativité. Avec la volonté de créer des émotions et des spectacles, l'athlète a la capacité et c'est ce que vous devez faire."Une équipe qui n'a pas de grands pochoirs mais qui s'est connectée avec le public à travers un jeu surprenant et imprévisible."C'est paradoxal parce que nous avons reçu tellement de soutien de notre public que je sentais que j'avais gagné tous les jeux sur À la maison, rit The Bail. C'était loin de là."

César Castro, première recrue à Boulogne.

Onzièmement, les Boulonnais pourraient quitter le groupe d'élite, mais ont bon espoir d'être repêchés. En attendant, ils travaillent à la constitution de l'équipe pour la saison prochaine qui souffrira de la retraite du gardien de but et ailier droit et meilleur buteur Romain Perdrix (retraité). Dans le but de maintenir l'intérêt des jeunes joueurs, le club a identifié ses projets: soutenir des projets doubles, travailler sur des loyers élevés pour attirer les jeunes, et envisager le projet Palais des Sports dans 4-5 ans. Les nouveaux sont déjà connus avec l'arrivée de l'ex-Ivryen Cesar Castro, qui logiquement ne vient pas en star, mais parce qu'il a été séduit par l'atmosphère et les valeurs du club. Dans la cage tunisienne Mahdi Zouaghi (29) travaillera avec le jeune de l'association Karl Tshimanga. Bref, l'effectif a très peu changé, et c'est un collectif presque similaire qui serait sur la ligne de départ du groupe d'élite. "À la fin du championnat, j'ai appelé les joueurs et leur ai dit que je voulais continuer parce qu'il y avait un goût pour les affaires inachevées. dit Olivier Le Bail. Mon équipe est jeune, elle peut progresser et j'ai le soutien de toute l'équipe. Il y a de la satisfaction et un vrai succès quelque part."

Enfin, la solidarité de l'ACBB s'est bien exprimée début avril. Les joueurs ont organisé une vente de maillots pour soutenir l'hôpital de la ville et ont récolté 1 400 €. "Un maillot est important pour un joueur. Et mes joueurs n'ont pas 50 maillots, ils en ont un pour l'annéedit fièrement l'entraîneur. Mais spontanément, ils ont tous donné le leur. Je pense que cela montre en quoi consiste cette équipe."

10. Pau-Nousty

3 V, 1 N, 11 D. 12. Attaque, 8. Défense.

Kévin Baige, Pau-Nousty (Crédit photo: Pau-Nousty Sports).

La saison à Nousty a également été compliquée, parfois volatile. Et ces difficultés sont particulièrement comprises par une main-d'œuvre malheureuse avec de nombreuses absences, explique son entraîneur Michel Laborde. "Nous avons dû bricoler, je n'avais que 3 des 19 joueurs qui ont joué les 15 matchs. CONTREIl était très difficile d'entrer dans le rythme, d'avoir une intensité physique ajustée et un niveau de performance uniforme. C'est la grande frustration de cette saison.Malgré tout, l'équipe sur le terrain n'a jamais été ridicule, loin de là, et a progressivement augmenté son niveau de jeu. Toutes les équipes du groupe craignaient de passer à Nousty et les onze défaites 7 de la formation béarnaise étaient de 3 longueurs ou moins. Au jour 13 (29-28), il y avait aussi une victoire prestigieuse contre Sarrebourg. Un bon présage pour l'avenir. "Nous étions en hausse et j'espère que cela continuera pour la prochaine saison."Dit le formateur.

Afin de construire son avenir proche, le club s'appuie toujours sur sa formation (Hadrien Ramond, Denis Serdarevic ou Jordan Camarero sont passés par Pau-Nousty). "L'année prochaine, 9 joueurs sur 18 sont formés dans le club. Et pas des joueurs qui sont arrivés à 15 ou 17 ans, mais des joueurs qui ont commencé le handball à Nousty."Des efforts sont également déployés pour développer la structure, avec la présence d'un kinésithérapeute pour la première équipe, l'embauche récente d'un vendeur et des projets plus directement liés à l'athlète. Ajouter une cinquième séance d'entraînement hebdomadaire pour améliorer la qualité des déplacements ou surveillance médicale des joueurs. "Nous essayons de développer tous les aspects de la structure, qu'ils soient sportifs, financiers ou structurels, explique Laborde. C'est très important pour le club."

9. Rennes

5 V, 0 N, 10 D. 11. Attaque, meilleure défense.

Paul Serinet, Rennes (Crédit photo: Brice Mesnard).

"Nous avons découvert ce niveau avec humilité pour le découvrir et le maintenirforme le bus Pierre Le Meur. L'objectif principal est d'avoir 3 équipes derrière nous.Le début de saison pour les Bretons a été spectaculaire, avec 3 de leurs 5 victoires dans les 4 premiers jours (Angers, Caen et Frontignan). Le reste de la compétition a rapporté moins de points, en particulier contre les concurrents directs pour l'entretien. "Nous sommes évidemment satisfaits de nous-mêmes, mais nous avons connu des hauts et des bas. On a commencé fort, puis ça s'est un peu essouffléanalyse le formateur. Cependant, nous avons rarement survécu à un match. Nous sommes 9e, mais avec une moyenne de buts positive."Il a peut-être manqué d'expérience pour mieux gérer les moments clés des matchs perdus."Nous ne semblons pas être loin, mais nous sommes encore loin. Plus le niveau est élevé, plus la différence se fait en termes de détails."Et si l'équipe est la meilleure défense du championnat (avec une belle paire de gardiens de but et particulièrement de bonnes performances de Nicolas Busson qui a découvert le niveau), leur entraîneur a l'intention de travailler largement pour le reste du match." pour pouvoir améliorer ce travail de défense.

En effet, les départs avec les deux pivots (dont Enzo Handjou au centre de formation de Nantes) et les deux demi-centres (dont Paul Serinet à Massy) et la démission de Maxime Derbier sont significatifs. Pour le moment, seul le Frontignanais Jean-Christophe Benard a été annoncé pour le poste clé, et plus de coups seront vus lorsque la situation sera moins incertaine. "Notre objectif est de sauver la structure du club. La N1 est la vitrine, mais il faut sauver l'unité sportive pour assurer les salaires des salariés.La prochaine saison de CPB aura beaucoup de questions, mais Le Meur est confiant. "Nous étions inquiets car nous avons perdu nos 2 gardiens l'an dernier et les choses se sont très bien passées. Si vous avez des joueurs à l'aise dans leur environnement, cela fonctionne bien."

8. Caen

6 V, 1 N, 8 D. 7. Attaque, 9. Défense.

Skirmantas Pleta, Caen.

Après une saison de proligue cauchemardesque, les Vikings continuent leur désillusion au niveau inférieur. "Je pense que le traumatisme n'a pas été complètement absorbé et nous sommes retombés dans la spirale de la saison précédente"Déplore l'entraîneur Roch Bedos. "Nous avons eu une saison à l'AC avec des matchs prometteurs sur lesquels nous voulions nous appuyer, mais nous sommes revenus sur nos erreurs dans les matchs cruciaux qui auraient pu nous aider."Le collectif normand n'a pas réussi à enchaîner les victoires cette saison, ce qui est particulièrement évident dans le grand manque de succès à l'extérieur, avec une seule victoire de ses bases avant la fin du championnat. Aussi la défense, 9. dans le championnat, doit être amélioré pour l'année prochaine. "Tout cela rend difficile la fin de la saison. La pandémie contribue à la catastrophe, c'est une saison qui nous laisse un goût amer."

Mais il ne s'agit pas de lancer cet exercice avec votre dos gauche, en particulier l'attaque satisfaisante et l'investissement du jeune joueur Matthias Créteau Leadership: 20 ans et troisième meilleur buteur de son équipe. Dans la perspective de la prochaine saison, le club travaille également à maintenir son statut de VAP afin qu'il puisse «Restez ambitieux et modéréCompte tenu du contexte. Bien qu'avec modération, le club a apporté des changements majeurs à l'équipe en embauchant des joueurs hautement expérimentés et vise les meilleures places, qu'ils soient ou non les seuls candidats à la promotion.

Antoine Piollat